# Chapitre 5/33

👉 Adjoint de l’officier de renseignement du 3e bataillon du 3e REI à Cao Bang en octobre 1950, René Mary présente le fonctionnement du service de renseignement (2e Bureau) à Cao Bang. Il révèle que, plusieurs semaines avant le repli de la garnison de Cao Bang, le 2e Bureau était parfaitement informé du nombre de régiments viêt-minh massés le long de la RC4 et avait transmis toutes les informations à l’état-major.

Adjoint de l’Officier de Renseignement du 3e Bataillon du 3e REI à Cao Bang en octobre 1950

Appelé au Service militaire en début 1947, René Mary devient sous-officier après un stage à l’École de Saint-Maixent. En 1949, à 22 ans, il débarque en Indochine au sein du Bataillon de marche du 8e régiment de tirailleurs marocains. Envoyé à Cao Bang, près de la frontière avec la Chine, il est détaché aux formations indochinoises de Cao Bang (dans la 136e compagnie légère de supplétifs militaires (CLSM) du lieutenant Viltard puis la 132e CLSM) qui manquent de cadres.

Remarqué par le lieutenant-colonel Charton, commandant du sous-secteur de Cao Bang et commandant du 3e bataillon du 3e R.E.I, René Mary quitte la CLSM et devient en août 1950 sous-officier adjoint à l’officier de renseignements du 3/3REI. À ce poste, il est un témoin privilégié de la montée en puissance des troupes de Giap et des préparatifs de l’offensive qui a conduit au désastre de la RC4.

En octobre 1950, il participe au repli de la zone frontière vers Lang Son par la RC4. Il quitte Cao Bang le 3 octobre, reste aux côtés du lieutenant-colonel Charton et est fait prisonnier le 8 octobre après l’éclatement du groupement Le page et Charton en tentant de rejoindre That Khé.

Libéré, après 9 mois de captivité, il reprend du service et sert en Algérie jusqu’en 1962, date à laquelle il quitte l’Armée avec le grade d’adjudant-chef.

🖌️ René Mary a donné de nombreuses conférences sur la guerre d’Indochine et la captivité dans les camps du Viêt-Minh. Il est l’auteur de deux livres sur la guerre d’Indochine : Les bagnards d’Hô Chi Minh (Albien Michel) et Nos évadés d’Indochine (Édition Jacques Grancher).


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